SAINER & ZOER
SAINER
(Pologne)

Peintre, illustrateur et muraliste. Il forme, avec Mateusz Gapski aka Bezt, le ETAM cru et réalise des fresques gigantesques entre surréalisme, réalisme et naturalisme. Son univers s’inspire du folklore et des mythes des pays de l’Europe de l’Est. Il aime surprendre le spectateur avec un décor sorti d’un autre monde, à mille lieues de l’environnement dans lequel le dessin se trouve.

www.sainer.org
instagram: sainer_etam
ZOER
(France)

L’ utilisation d’un pseudonyme découle de la volonté de l’artiste de privilégier l’expression produite à l’identité. Peintre figuratif, l’acrylique et l’huile sont ses médiums de prédilection, il les emploie sur toile ou in situ pour interroger le devenir de la substance industrielle. Diplômé de Strate College, l’étude de l’objet a déterminé ses recherches plastiques : comprendre leur philosophie, leur usage et leur détermination le conduise à capter en peinture leur vie puis leur après-vie. A l’heure où les matériaux employés dans l’industrie sont pensés pour être recyclés ; à l’heure d’une consommation accélérée et quand l’obsolescence est programmée, il peint la déliquescence des corps travaillés par l’homme. Dans une société qui se définit par la possession matérielle, quelle place et quel avenir accordons-nous à l’objet physique? Du portrait de l’objet à la question de l’empreinte, la pratique de l’artiste tend à explorer la résurgence inévitable de la forme et la matière.

www.zoerism.com
instagram: zoerism

L’association Plus de couleurs est heureuse de présenter l’œuvre « « The Green Line » de Sainer & Zoer, premier mural que les deux artistes réalisent ensemble à l’occasion de la troisième édition de Teenage Kicks à Nantes. 

Pour cette collaboration, ils ont décidé de confondre leur manière. Sainer a divisé la composition en plusieurs petits paysages, Zoer a préféré exploiter la verticalité de la surface pour exprimer cette pluie d’objets. Travaillant la matière couche après couche, la couleur chez Sainer est vibrante et profonde. Dans ces masses colorées abstraites, il dessine, crée des contours pour signifier la représentation. Zoer, lui, a donné de l’importance a chaque détail préférant d’abord dessiner son motif. Puis par l’emploi d’une lumière crépusculaire et de subtiles dégradés de couleurs, il donne volume et mouvement à ces voitures qui tombent du ciel. Au centre une raie verte unifie le travail des deux artistes. Derrière l’apparente naïveté du sujet se cache en réalité une réflexion sur le traitement de la couleur et la construction de l’image.

Photographie © David Gallard